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Mise en demeure : formes, mentions et effets (articles 1344 et suivants du Code civil)

Par Hugo Prot Chazallet, cofondateur de Skribo · Publié le 12 juillet 2026 · Droit des obligations — recouvrement

La mise en demeure est le préalable qui fait basculer le débiteur dans le retard juridiquement sanctionné : elle fait courir les intérêts moratoires (art. 1344-1 C. civ.) et conditionne plusieurs sanctions de l'inexécution. Sa validité tient à peu de choses — une sommation ou un « acte portant interpellation suffisante ».

Les formes admises

Depuis l'ordonnance de 2016, l'article 1344 du Code civil retient une conception souple : le débiteur est mis en demeure « soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit, si le contrat le prévoit, par la seule exigibilité de l'obligation ». En pratique :

Ce que la lettre doit contenir

Aucun formalisme légal exhaustif, mais l'« interpellation suffisante » exige en pratique :

Les effets

⚠ Points de vigilance du praticien

Textes et références

Articles 1344, 1344-1, 1344-2, 1231-6 et 1217 du Code civil · Article 2244 du Code civil (prescription) · Article 7-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 · Article L218-2 du Code de la consommation. Sources à jour au 12 juillet 2026 — textes consolidés sur Légifrance.

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Cet article est une information générale destinée aux professionnels du droit ; il ne constitue pas une consultation juridique.